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Expulsion de 361 africains des États-Unis : le violent réquisitoire du MMLK

©️Jeune Togo – (Lomé, le 6 juin 2026) – ​À la suite de l’expulsion des États-Unis de 6 Togolais et 355 autres ressortissants africains, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) brise le silence à travers un communiqué au vitriol publié ce 6 juin 2026 à Lomé. Porté par son président, le pasteur Edoh Komi, le mouvement de défense des droits de l’homme dénonce une violation flagrante du droit à la vie et à la dignité, rappelant fermement à Washington sa dette historique liée à la traite négrière.

Entre exigences de réparations officielles de la part de l’Amérique et accusations de complicité passive à l’encontre des dirigeants africains face à la misère endémique, le MMLK livre un réquisitoire politique et mémoriel sans concession.

COMMUNIQUÉ 

Lomé, le 06 juin 2026

Objet : Expulsion de 6 Togolais et de 355 Africains des États-Unis – L’Amérique viole la mémoire et le droit à la vie

1. Nous rappelons à l’Amérique sa mémoire et sa dette

L’esclavage et la traite négrière sont des crimes contre l’humanité. C’est reconnu par l’ONU depuis la Conférence de Durban en 2001.
Ces crimes sont imprescriptibles car les victimes sont encore là : ce sont les Afro-descendants qui portent dans leur chair et dans leur sang les séquelles de 400 ans de déportation, de chaînes et de travail forcé.
L’Amérique a été bâtie sur ce crime. Sans l’Afrique, pas de coton, pas de Capitole, pas de Wall Street.
Aujourd’hui, expulser les Africains comme des colis, c’est cracher sur cette Histoire.
Où est le droit de l’homme à la vie quand on renvoie un être humain menotté, humilié, sans perspective, dans un pays qu’il a fui par misère ?
Où est le droit à la dignité quand on publie noms et photos comme pour des bêtes marquées au fer ? Après l’esclavage, après la ségrégation, après Martin Luther King, le mépris continue.

2. Nous accusons : l’Histoire jugera les dirigeants africains complices

Tôt ou tard, l’Histoire jugera. Elle jugera les dirigeants américains qui expulsent les petits-fils de ceux qui ont construit leur pays. Mais elle jugera aussi les dirigeants africains lâches et faibles. Pourquoi ? Parce que l’esclavage d’hier continue par la misère d’aujourd’hui.
Si nos jeunes braquent à Orlando ou fraudent dans le Maryland, c’est que l’Afrique les a poussés dehors. Divisions, corruption généralisée, culte du dieu argent, accords politiques en mode « tontines », soutien aux rébellions armées : voilà les nouvelles chaînes.
Un dirigeant qui affame son peuple et pactise avec les bourreaux d’hier est aussi coupable que le négrier. Il livre ses propres enfants aux prisons de l’Occident.
L’Histoire retiendra que des présidents africains ont applaudi la « Françafrique » pendant que leurs frères étaient expulsés comme des chiens.

3. Notre position

1. Les crimes contre l’humanité ne s’effacent pas. Nous exigeons des États-Unis des excuses officielles et des réparations pour la traite négrière et la ségrégation. Expulser sans réparer, c’est récidiver.

2. Le droit à la vie prime sur le droit pénal. Avant d’expulser, l’Amérique doit garantir que la personne ne retourne pas à la mort sociale. Sinon, c’est une mise à mort déguisée.

3. Dirigeants africains, repentez-vous. Bâtissez des pays puissants, comme Notre Dieu l’ordonne, pour que plus aucun Africain ne meure dans la Méditerranée ou ne finisse menotté dans un avion.
« Dieu voit la misère de son peuple » – Exode 3:7.

L’Afrique jugera. L’Histoire jugera. Dieu jugera. Maintenant. Partout. Et toujours.

Le Président
Pasteur Edoh KOMI

Combattant pacifique

jeunetogo

Jeune Togo, le Journal de la Décentralisation, de la Gouvernance et des Finances Locales. Contacts : +228 90 80 89 89 / 99 31 31 08 E-mail : infotogo24@gmail.com

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