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Filière coton au Togo : La NSCT mise sur l’agriculture régénératrice pour booster les rendements

©️​Jeune Togo – (Atakpamé, le 4 juillet 2026 ) – Face au défi pressant du réchauffement climatique et de la dégradation des terres, le secteur cotonnier togolais amorce un tournant stratégique décisif. Le projet d’envergure intitulé « Culture régénératrice du coton: bâtir des moyens de subsistance résilients face au changement climatique et des communautés rurales prospères au Togo » a été officiellement lancé le 2 juillet 2026 à Atakpamé en présence des acteurs clés de la filière et des autorités locales.

​Financée par l’African Cotton Foundation (ACF), cette initiative ambitieuse est portée par la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) en synergie avec Olam Global CRS, la British University, l’Université du Togo, l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) et la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA).

​Restaurer la santé des sols pour sécuriser les rendements

L’agriculture togolaise subit de plein fouet l’irrégularité croissante des précipitations et une hausse continue des températures moyennes. Ces chocs climatiques ont durement éprouvé la filière, entraînant une chute libre du nombre de cotonculteurs, passé de 153 000 en 2020 à seulement 68 176 en 2024. Face à des rendements nationaux qui stagnaient historiquement autour de 0,7 \text{ t/ha}, l’urgence d’une transition agroécologique s’est imposée.

​« Nous constatons chaque année les impacts réels des changements climatiques sur la qualité et la santé des sols de nos producteurs. Or, un sol en bonne santé est la condition sine qua non pour garantir de bons rendements. Cette année, certains de nos producteurs ont réussi à dépasser une tonne à l’hectare, augmentant ainsi substantiellement leurs revenus. Notre ambition est de consolider, et même d’améliorer ces performances en régénérant les terres. », a souligné Martin DREVON, Directeur général de la NSCT.

​Le projet ciblera 23 850 agriculteurs à travers le déploiement de techniques résilientes bien spécifiques :

​Les aérolabours pour optimiser la rétention de l’humidité dans le sol.

​La culture en courbes de niveau afin de freiner l’érosion des sols.

​La production et l’application de biochar et de bokashi – des amendements organiques conçus à partir de résidus végétaux carbonisés capables de stimuler la fertilité des sols tout en séquestrant le carbone.

​Une lueur d’espoir pour les producteurs locaux

​Du côté des exploitants, l’accueil est particulièrement enthousiaste. Les sols appauvris ne permettaient plus de rentabiliser le travail de la terre, un constat partagé à l’unanimité par la communauté rurale.

​« Ce projet est le bienvenu. Aujourd’hui, nos terres sont tellement affaiblies que les rendements habituels s’effondrent. Avec l’introduction du Bokashi, nous espérons aider les producteurs à atteindre 1,5 voire 2 tonnes à l’hectare. Cela ne profitera pas qu’au coton, mais aussi à nos cultures vivrières comme le maïs. >>, a pour sa part indiqué Koussouwé Kouroufei, Président du Conseil d’Administration de la FNGPC COOP-CA.

​La FNGPC s’est engagée à assurer le relais sur le terrain en motivant et en accompagnant pas à pas les producteurs lors des formations pratiques et des phases de démonstration.

​Un modèle de partenariat public-privé aligné sur la vision de l’État
​Structuré autour de huit axes majeurs – allant de la formation de formateurs à la recherche participative par zone agroclimatique –, ce projet s’intègre pleinement dans la politique de modernisation agricole du gouvernement.

​Le Directeur régional de l’Agriculture des Plateaux Est, Kounoutchi Kokouvi, a salué un « exemple concret de partenariat réussi entre l’État, le secteur privé et les partenaires au développement ». Il a rappelé que la transformation durable de l’agriculture demeure l’un des leviers essentiels de la sécurité alimentaire, de la création de richesse et de la résilience nationale.

M. Kokouvi a chaleureusement remercié la NSCT, OLAM Global CRS et l’ACF pour leur engagement constant en faveur du développement durable de la filière.
​Présents lors de cette cérémonie de lancement, le maire de la commune Ogou 1, Dr Messan KASSAMADA, ainsi que le représentant du préfet de l’Ogou, ont tenu à féliciter la NSCT pour cette initiative. Selon eux, ce projet permettra de dynamiser durablement l’économie locale, de sécuriser l’avenir des jeunes ruraux et de positionner la région comme un pôle pionnier de l’agriculture éco-responsable au Togo.

​Avec le déploiement de ces approches régénératrices, le Togo aspire désormais à devenir un modèle d’innovation agricole et de durabilité environnementale pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.

 

©️ Jeune Togo

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