
©️Jeune Togo – (Lomé, le 13 février 2026) – La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a annoncé que l’élection présidentielle nigériane se tiendra le 20 février 2027, en même temps que les législatives, tandis que les gouverneurs seront élus le 6 mars. Le président sortant, Bola Ahmed Tinubu, élu en 2023 avec 36 % des voix et une participation historiquement faible, briguera un second mandat dans un contexte d’inflation élevée, de contestations récurrentes des résultats électoraux et de dégradation.
La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a annoncé, ce vendredi 13 février, le calendrier des prochaines élections au Nigeria. Le président de l’INEC, Joash Ojo Amupitan a déclaré, lors d’une conférence de presse, que les élections générales auront lieu le 20 février 2027 et l’élection des gouverneurs se tiendra le 6 mars 2027.
Plus tôt cette semaine, le Sénat, sous pression populaire et politique, avait adopté un amendement autorisant la transmission électronique en temps réel des résultats électoraux, après l’avoir initialement rejeté dans le cadre de l’adoption d’une nouvelle loi électorale.
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Bola Tinubu, 73 ans, va briguer un second mandat
Les contentieux post-électoraux sont fréquents dans le pays et, malgré le déploiement de nouvelles technologies par l’INEC, la crédibilité des résultats reste régulièrement contestée. Bola Tinubu avait été élu en février 2023 dès le premier tour avec environ 36% des voix, contre Atiku Abubakar et Peter Obi.
Ce dernier a déjà déclaré qu’il se représenterait au scrutin de 2027. La participation n’avait été que de 26%, soit huit points de moins que le scrutin précédent. Pour être élu au premier tour, il faut qu’un candidat rassemble au moins 25% des voix dans plus des deux tiers des 36 États du pays plus la capitale fédérale.
À son arrivée au pouvoir en mai 2023, M. Tinubu a mis en place plusieurs réformes économiques, parmi lesquelles la suppression d’une coûteuse subvention sur le carburant et la révision du taux de change du naira.
Si ses partisans estiment que ces réformes sont cruciales pour stimuler les investissements à long terme dans le pays, les Nigérians ordinaires ont enduré une inflation galopante, la valeur du naira s’effondrant face au dollar et le coût des biens grimpant en flèche.
Source : AFP



